Chroniques sur

la Veuve K.

Chroniques sur

la Part d'Ombre

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Mon avis :

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, l'auteur présente les choses d'une manière assez spéciale, on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe, qui sont ces personnages et surtout pourquoi ils sont là. La veuve K (dont on doit mieux faire la connaissance dans le premier roman de l'auteur) parle à son mati défunt et lui, lui répond... Ça m'a complètement déstabilisée.

Par la suite, nous rentrons véritablement dans l'histoire, celle de Vincent, le meurtrier de Marie. J'ai beaucoup aimé la façon de nous la présenter : par un manuscrit écrit par feu le mari de la veuve K., un journaliste relatant les faits et ses interviews avec les victimes collatéraux de ce terrible meurtre. En effet, nous découvrons par l'intermédiaire de Claire, la mère de Vincent les circonstances de la naissance de son enfant, et de sa vie les années suivantes. Puis, nous lisons la douleur de Marie-Thérèse, mère de Marie, jeune fille sauvagement tuée qui relate les évènements de la nuit du drame et des jours et mois suivants.

La veuve K. souhaite terminer le manuscrit de son mari pour le publier. Elle va donc retrouver les personnes concernées et faire un travail de recherche pour mettre un point final à cette terrible histoire. Mais tout ne se passe pas comme prévu... La fin m'a bouleversée, c'est la meilleure partie du livre. On ne s'y attend pas du tout!

Un roman écrit d'une manière inhabituelle, une plume un peu compliquée mais une très belle histoire.

Par PASSIONADDICT35 pour
"Passion littéraire"

24 avril 2018
Extrait

Sa main reste en suspens. Elle ne termine pas sa phrase. J’ai de plus en  plus froid et je suis fatiguée. Elle a raison, en fait, je ne la croirais pas; d’ailleurs, je ne la crois pas, c’est exact. Pourtant je reste fascinée par ce qu’elle me raconte.Je ne m’attendais pas à l’entendre évoquer Marie. Abasourdie, je persiste à ne pas comprendre. Si je suis morte, je ne vois pas très bien à quoi va me servir d’en savoir davantage sur les familles de braconniers du cru, même s’ils l’ont violée, Gisèle, il y a quatre-vingts ans! Car c’est certainement des hommes de cette famille là dont elle m’entretient. Au surplus je me demande quel rapport il peut bien y avoir entre ces gens de la montagne, et le crime de Vincent…

De nouveau des images, sous formes d’ombres tremblantes, se présentent à mes yeux. Elles se cognent entre elles et brouillent mes pensées. je revois Claire me décrivant son fils, la prison, la perspective de la guillotine et les humiliations qu’il lui fallut subir durant toutes ces années. Et la mère de Marie, pauvre être démoli par un chagrin trop fort.

Avis

L’auteure à une plume particulière, un style bien à elle. Cela peut-être déroutant quand on à pas l’habitude. J’ai à cause de cette particularité eu du mal à me plonger dans cette ouvrage. Quand on voit l’horreur que ces mères ont vécu c’est dur de lire ces pages. Comment réagirions nous si notre enfant était coupable cet homme? Ou victime comme cette femme? par moment malgré la noirceur de l’ouvrage, des phrases remplie de tendresse, d’amour et de poésie sont déposé délicatement sur le papier, donnant un peu d’espoir à l’ouvrage. 

Cet ouvrage est écrit une manière à la fois étrange et original. Elle commence à être raconté par notre auteur puis elle laisse place peu à peu à cette femme qui reprend le travail de son mari. Cet veuve K qui se retrouve à mener l’enquête d’une des nombreuses enquêtes de son défunts mari. J’ai bien aimé cette approche, mêlant la recherche personnel de cet homme parti trop tôt pour sa femme, puis les recherches de le veuve K faite au détours des rencontres qu’elle aura eu avec ces deux femmes, ces deux mères totalement déchirées. 

Je n’en reviens pas que l’auteure à réussi à décrire et surtout à nous faire ressentir chaque sentiments de ces deux femmes à la fois tellement semblable et tellement différentes. On ressent leur chagrin, leur amour, leur désespoirs face à cette histoire qui est la leur. On vit avec elles toutes leur interrogations.

L’ouvrage nous montre aussi que les secrets de famille ne sont jamais bon à avoir. Cette femme adopté étant bébé, ne connait pas du tout ses origines, qui elle est, d’où elle vient? aurait-elle fait les choses différemment si elle avait su?La surprise a été énorme pour elle quand ce bébé qu’on lui a mise sur elle était noir, alors que elle était blanche. Tout à basculé pour cette femme le jour de la naissance de son bébé, cela n’était déjà pas simple pour elle avant mais sa descente en enfer ne faisait que commencer. 

C’est une histoire qui laisse forcément des marques sur son lecteur, quand on tourne la dernière page on reste là sans bouger à réfléchir. Comment réagirait on si on était mère de la victime, la culpabilité qui nous rongerait. Mais aussi comment réagirait on si on était la mère de la victime, rongé par le chagrin et l’incompréhension. 

Ce récit est pas une histoire simple, je la trouve même très dure à lire. L’auteur à réussi à faire qu’on s’attache pas une seule des mères mais bien au deux. On début on prend défense de l’une , puis après on change et prend le partie de l’autre pour au final comprendre qu’elles sont toutes les deux dans le même  bateaux et qu’elles vivent la même chose sous un point de vue différent. 

Un immense merci  à l’auteur de m’avoir confié son livre, de m’avoir fait découvrir cette histoire si poignante.

Note

4/5

La Chronique de Nadine sur Babelio le 23 avril 2018

 

Nadine13  23 avril 2018

★★★★★

★★★★★

La part d'ombre
Marie-Françoise Chevallier le Page
189 pages
Sorti : le 1/03/2017
Chez : édition de la Safranède 

6 octobre 2005. Limousin 

La veuve K arrive dans une propriété où elle a réservé une chambre. Elle doit superviser le tournage d'un film sur son défunt mari qui était journaliste, et qui à l'époque, enquêtait et commençait à écrire un manuscrit sur le viol et le meurtre d'une jeune fille blanche de 14 ans et sur le tueur noir. La veuve K veut compléter et finir ce manuscrit afin de le publier ! Elle va donc enquêter à son tour et rencontrer la mère de la victime, puis celle du coupable. de révélations en révélations, on va découvrir ce qui s'est vraiment passé ! Est-ce leurs fautes ? Que s'est-il vraiment passé ? Pourquoi eux ? Est-ce dû à leur éducation ?
Auraient-elles pu éviter tout ça ?


Marie-Françoise avec ta plume d'un autre temps, tu nous décris à la perfection les sentiments, les interrogations, les ressentis de ces femmes meurtries par la vie. Des phrases remplies de poésie et déroutantes. Les secrets de la naissance du tueur né noir alors que ses parents sont blancs ! Une recherche sur les racines de la mère du tueur, qui elle-même à été adoptée. La descente aux enfers de la mère de la victime.
Un roman psychologique, noir qui va vous ébranler, vous secouer et vous fera sortir de votre zone de confort. J'ai été déstabilisée par cette lecture, des sentiments contradictoires sur ces femmes. J'ai pris le parti de l'une puis de l'autre et enfin des deux ! Et cette fin qui m'a brisé le coeur ! Et vous qu'auriez-vous fait si vous aviez su ?
Peut-on changer les choses ? 
Un roman dur à lire.

LA PART D'OMBRE VUE Par Isabelle de Collectif B - avril 2018

Un roman passionnant et effroyable en même temps, un récit totalement incroyable sur une Histoire de Mères, mais pas que…

Peut-on mettre en parallèle et comparer les sentiments de Claire la mère de Vincent l’assassin et ceux de Marie-Thérèse la mère de Marie la victime, est une thématique centrale de ce roman.

Comment réagir lorsque la chair de sa chair commet l’irréparable, son enfant qui répand le mal et qui viole et tue. Une souffrance intolérable d’avoir mis au monde cet enfant, de lui avoir transmis certains gênes. Elle éprouver une énorme culpabilité de par son passé, ses origines, mais est-elle pour autant responsable ? Est-on responsable d’un passé que l’on subit, sur lequel on a aucun pouvoir et quelles conséquences cela peut-il avoir son sur enfant ?

Claire doit vivre avec cette culpabilité. 
Qu’aurait-elle fait si elle avait su ?

Rien de pire que la mort son enfant surtout dans de telles conditions. Après le choc initial vient la colère puis la haine. La Haine envers l’assassin, celle qui dévaste tout qui maintient debout, nous pousse en avant. La Haine qui est plus forte que la vengeance, plus forte que la mort, un sentiment puissant incontrôlable. La Haine qui donne un but à toute cette souffrance, qui permet de « survivre ». Celle qui ronge l’âme jusqu’à l’acceptation de cette disparition et qui amène à comprendre que ce n’est pas la haine qui est plus fort que la mort mais l’Amour.

Et la culpabilité de ne pas avoir su protéger son enfant. Qu’aurait-elle fait si elle avait su ?


La structure narrative du roman est totalement inattendue, c’est comme si le lecteur se trouve dans le « making off » de la construction du roman du roman susnommé avec en fil rouge une similitude de sentiments éprouvés par les deux mères.

Le narrateur se trouve être l’auteur La Veuve K., elle va nous dévoiler au fil des pages la reprise de l’enquête journalistique de feu son mari sur un drame ayant eu lieu bien des années auparavant à travers les souffrances des deux mères.

Les faits semblent être réels jusqu’au moment où l’auteur doit terminer ce manuscrit et inventer la suite. C’est intéressant de voir à cet instant le cheminement et les divagations de la pensée pour trouver l’inspiration et arriver à l’épilogue imprévu.

Un auteur est-il responsable des faits que vont engendrer ses écrits et après ressentir de la culpabilité ? 
Qu’aurait-il fait si il avait su ?

À la fin de ce livre je me suis sentie perplexe, un manuscrit inachevé qui engendre un récit sur la reprise et la rédaction dudit manuscrit avec au final la sortie d’un roman qui n’est pas ce roman !!

Une histoire folle, insensée addictive, avec de très fortes émotions, une incroyable découverte que je ne regrette absolument pas.

Mais au final, Qu'aurais-je fait si j'avais su ?

Chronique de juin 2017 par Gérard Monchy

... "La confrontation de deux points de vue de mères est intéressante : l'interprétation des faits du côté de la mère "du présumé coupable" Vincent et la vision de celle de la victime Marie sont parfaitement originales et adaptées. 

Et la Veuve K pleine de ressentiments n'est pas étrangère à ce climat particulier et à des scènes parfois surréalistes.

L'auteure évoque la culpabilité, l'amour, la haine, la complexité des sentiments dans cette histoire où l'épilogue est surprenant. "...

Dans le cœur de mères meurtries, 8 mars 2017


Par Nualiv.fr


Un roman qui nous plonge au plus profond des cœurs de deux mères meurtries par leur position opposées dans un drame...


... j'ai beaucoup aimé l'histoire mais c'est surtout l'analyse, la question des réactions qu'on pourrait avoir dans ces circonstances qui m'a passionnée.

Un très beau roman à lire sans faute !
 

La ...difficulté, est de lâcher le livre. On est pris dans l'histoire, et on veut sans arrêt savoir jusqu'où cela va nous mener...

... J’ai beaucoup aimé cette façon de faire se confronter les points de vue des deux mères, celle de la victime (ça c’est assez classique), mais également celle de l’assassin, et c’est là tout l’originalité de ce livre. On a rarement ce côté là de l’histoire. Que peut penser cette maman qui a enfanté celui qui tue ? Comment vit-elle cette épreuve ? Autant de question dont on nous donne ici quelques éléments de réponse (fictif bien sûr mais totalement réaliste).

Un autre point qui surprend à la fin, c’est l’impact que peut avoir un écrit, ici celui de la veuve K après toute ses recherches. Quel auteur y pense avant de sortir son roman ? Je ne vous ne dis pas plus, à vous de le découvrir en lisant ce roman.
Lisez la récente Chronique de Séverine Vialon

Nouvelle Chronique dans "Au Fil des Livres" 
 "À la lecture du synopsis, j'ai cru que ce roman ne serait qu'une enquête à la "Miss Marple". Quelle surprise ! 
Je m'étais totalement fourvoyée et je suis vraiment contente d'avoir entrepris cette lecture. 
Pas d'enquête, mais une rencontre avec les protagonistes du drame. La veuve K invite les mères - celle de l'assassin, celle de la victime - à se confier et évoquer leurs souffrances. Qu'aurais-je fait si j'avais su ? 
Marie-Françoise, de son écriture riche et soutenue, parfois désuète, nous immerge dans la complexité des sentiments de ces mères, elles-mêmes victimes. Se côtoient culpabilité, haine et amour et l'on mesure les répercussions d'un tel événement sur l'intégralité d'une vie. 
Ce roman n'est pas ordinaire, surprenant jusqu'à l'inattendu épilogue. 
Il mérite d'être lu."

12 février 2017

Un livre "qui se passe dans un milieu littéraire" :

..."La fin m'a bouleversée, c'est la meilleure partie du livre.

On ne s'y attend pas du tout!"...
Parue le 6 février 2017

Découvrez la chronique du jour de

Maryline Marnas

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Poljack sur BOOK-NODE


Rédigée le 18-01
"Mon avis :
C’est un polar un peu hors norme que nous propose Marie-Françoise Chevallier Le Page. Sur le fond : il s’agit bien d’une enquête, mais elle se déroule longtemps après le drame et s’attache à en révéler les « à-côtés », les « dommages collatéraux », plutôt que de revenir sur des faits établis. Ce n’est pas le crime en lui même qui est ausculté, mais ce qu’il a provoqué dans l’entourage des protagonistes. Le personnage principal, la narratrice, sort aussi des sentiers battus, bien que n’étant pas le premier du genre dans la littérature policière. Il s’agit d’une dame que l’on devine d’un certain âge, qui a cette particularité de dialoguer avec son défunt mari, et même d’autres morts dont elle n’a pas vraiment conscience, au début, de leur état de trépassés. Cela amène des scènes un peu surréalistes et des quiproquos assez drôles.
Dans la forme, plus d’une chose le singularise : d’abord, c’est une espèce de mise en abyme, puisque l’auteur fait parler un auteur (la veuve K) qui donne la parole aux mères de la victime et de l’assassin (ou supposé comme tel). Ensuite, l’écriture, très travaillée, avec un vocabulaire étendu, possède un phrasé qu’on ne s’attend pas trouvé dans un roman de cette catégorie. Du moins au vingt-et-unième siècle ! Bien qu’utilisant un langage tout à fait moderne, il y a en effet quelque chose d’intemporel, un peu dix-neuvième siècle ou début vingtième, dans ces phrases longuement développées, enrobées de circonvolutions, riches comme une cuisine en sauce…
Le rythme, aussi, donne un ton particulier. À ma connaissance, Marie-Françoise Chevallier Le Page n’a pas édité de poésie, mais à la lecture de ce roman, on a l’impression qu’elle en a beaucoup écrit. Dans ce texte, une grande partie des phrases sonnent comme des demi-alexandrins (je dis « demi » parce que l’alexandrin n’est pas toujours complet). Cela pourrait être perturbant, mais finalement participe au rapprochement de la souffrance des deux mères, uniformisant ainsi le ton de leur complainte. Effet réussi, donc, puisque revendiqué, d’une certaine façon, par la veuve K. qui cherche à comprendre ce que ces deux femmes ont vécu, après le drame.
Un roman pas très moderne, si on le compare aux best-sellers de la littérature policière d’aujourd’hui, mais qui réjouira ceux qui apprécient une belle utilisation de la langue française. Il régalera également ceux qui ne supportent plus la violence et les descriptions complaisantes de la cruauté dans les polars d’aujourd’hui. Avec La part d’ombre, Marie-Françoise Chevallier Le Page ne signe pas un polar « pur et dur », mais laisse la part belle au texte pour une enquête prise sous un angle original."

Poljack pour Book-Node

Critiques  par "Les Nouveaux auteurs

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Découvrez la critique d'Isabelle sur Babelio de 
La Part d'Ombre ou  Qu'aurais-je fait si j'avais su?

Rédigée le 11 décembre 2016

"Un épisode de la vie de la Veuve K. , tragique celui-ci. Une enquête personnelle, des secrets, des questions et des réponses qui dérangent ... un enfant incompris, rejeté, négligé, viol, meurtre.
Coupable ou pas ? Tour à tour, le lecteur se retrouve à la place des deux mamans : celle du présumé coupable et celle de la victime, pénétré jusqu'aux entrailles de leurs ressentis respectifs.
Et nous, qu'aurions nous fait à leur place ? Quelles auraient été nos réactions, nos décisions pour notre fils ou notre fille ?
Je vous invite à y réfléchir à la lecture de ce cheminement psychologique.
A lire sans hésiter !!

"
                                            ... En savoir plus: 

Découvrez la chronique de "Georges" sur
La Part d'Ombre ou  Qu'aurais-je fait si j'avais su?

Rédigée le 12 novembre 2016

"Marie-Françoise Chevallier Le Page a un vrai style propre à elle. On n'aime ou on n'aime pas. J'étais dubitatif devant ce récit, je ne le suis plus. J'adhère sans hésitation.
C'est un livre si émouvant quand on y regarde de plus près donc n'hésitez pas à le découvrir.
C'est un bel hommage."
                                           
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Découvrez la chronique de Mme Hind Daif dans Enjeux de Mots
« Cette histoire raconte les espoirs hauts et ceux déchus, les victoires courtes et celles jamais vécues, les illusions creuses et toutes celles qu’on a perdues… 
Je vous invite donc à découvrir le style d’écriture particulier et fort réaliste de Marie-Françoise dans ce roman où elle nous séduit grâce à de belles descriptions nous projetant de suite dans l’univers narratif des personnages.
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